Guide des bonnes pratiques pour la prise en charge d'un dyslexique

Dr FrédériBECLE(APED)

Cette présentation en forme d'item est essentiellement du au fait qu'il n'y a pas deux dyslexiques qui se ressemblent. Il nous appartient donc d'adapter sa prise en charge en fonction de ses besoins.


  • Respecter la latéralisation droitière ou gauchère de l'enfant. Si un doute persiste faire appel au médecin de l'éducation nationale.
  • Combattre les blocages psychologiques en lui offrant un milieu d'enseignement rassurant.
  • Ne pas le faire écrire au tableau devant toute la classe ou le faire lire à haute voix (sauf si il le souhaite et seulement dans ce cas).
  • Le professeur doit rassurer l'enfant et lui dire qu'il n'aura pas à lire à haute voix durant ses cours.
  • Ne pas donner de texte trop long à lire.
  • Montrer à l'enfant que l'on s'intéresse à lui.
  • S'intéresser à son mode de fonctionnement.
  • Le présenter à la classe et expliquer à ses camarades ce qu'est un dyslexique.
  • Pas de mise à l'écart ; au contraire, il faut le mettre avec les plus forts de la classe pour le motiver.
  • Favoriser l'expression orale dans l'évaluation de ses connaissances.
  • Ne pas enlever de points pour l'orthographe. Autant lui, que nous, savons qu'il est nul en orthographe !
  • Ne pas le laisser corriger seul une dictée.
  • Rechercher avec lui le pourquoi de ses fautes d'orthographe.
  • Favoriser l'accès à l'informatique et notamment au correcteur orthographique des traitements de texte.
  • Autoriser la remise de devoirs de classe digés sur ordinateur.
  • Utiliser l'ordinateur si possible comme support pédagogique à l'enseignement de l'orthographe.
  • Donner une correction écrite des exercices principaux faits en classe.
  • Lui donner une photocopie du texte du cours avant de commencer ou à la fin ( conduite à adapter avec l'enfant).
  • Lui faire suivre le cours avec un document écrit à stabylobosser tout en le stimulant à l'oral.
  • Ne pas le laisser sortir avec un cours retranscrit de sa main.
  • Ne pas freiner son imagination.
  • Privilégier la pratique à la théorie.
  • Chercher sa manière de réfléchir et ne lui imposer pas la votre autant que possible.
  • Lui donner des bases solides de méthodologie et de rangement.
  • Pas de pitié mais de l'indulgence et de la persévérance.
  • Le stimuler constamment sans le bloquer psychologiquement (exercice très difficile !).
  • Stimuler son attention en lui posant des questions pendant le cours.
  • Ne pas aller trop vite quand vous énumérerez une liste de tâches à lui faire faire ou d'objets à retenir car il n'aura peut-être pas assez ou même pas du tout de mémoire immédiate pour les retenir.
  • Ne pas hésiter à lui péter les choses.
  • Analyser ensemble de temps en temps ce qui lui manque ou ce qui le gène pour progresser.
  • Ne pas le cantonner à des tâches simples mais savoir doser la quantité de travail.
  • Donner moins de devoirs à la maison mais ne pas hésiter à donner un ou deux exercices difficiles.
  • Prendre contact avec la famille
  • Analyser avec les parents l'évolution des notes.
  • Travailler en symbiose avec les parents.
  • Diriger les parents vers des associations qui pourront les aider.
  • Prendre conseil auprès des collègues, médecins de l'éducation nationale.
  • Avoir un numéro de téléphone d'un spécialiste à contacter (médecin de l'éducation nationale) pour répondre à vos questions.

A vous d'enrichir ces items en fonction de votre expérience (toute expérience doit être évaluée et validée par le plus grand nombre.